Comment utiliser l’audit
Collez l’adresse complète d’une page et cliquez sur « Auditer ». Le serveur télécharge la page comme le ferait un navigateur, suit les redirections jusqu’à dix sauts comme Googlebot, puis lit le robots.txt de l’hôte final. Une seule requête est comptée pour l’ensemble. Le navigateur reçoit les signaux utiles et fait les contrôles chez vous : l’audit ne vous renvoie pas la page entière.
Le rapport commence par un résumé qui range les points par gravité, les points bloquants d’abord, puis ceux à corriger. Chaque ligne du résumé mène à la section concernée plus bas. Chaque section a son verdict, la liste de ses constats et un lien vers l’outil détaillé, qui permet de creuser, de coller du code ou de tester une autre adresse.
Ce que l’audit contrôle
Dix sections, qui reprennent les outils de page du site. Le testeur de title et de meta description fournit la longueur en pixels du title et en caractères de la description. Le vérificateur de redirections donne la chaîne de codes HTTP, ses boucles, ses redirections temporaires et son passage de https à http. L’analyseur d’en-têtes relève X-Robots-Tag, la compression, le cache et les en-têtes de sécurité.
Le test d’indexabilité croise le code de la page, le robots.txt, les balises meta robots, l’en-tête X-Robots-Tag et la canonique, et conclut : indexable, à surveiller ou non indexable. L’accès des robots d’IA lit le même robots.txt et dit quels robots de recherche, d’entraînement ou de visite à la demande sont bloqués sur cette page. Le testeur hreflang valide les codes de langue et la page qui se déclare elle-même.
La structure des titres repère les H1 absents ou multiples, les niveaux sautés et les titres vides. Les textes alternatifs comptent les images sans attribut alt, les images liées sans aucun texte et les alt suspects. L’extracteur de liens compte les liens internes, externes et nofollow, et signale les ancres vides et les liens que Google ne peut pas suivre. Le vérificateur de données structurées lit le JSON-LD, le compare aux propriétés que Google liste et signale les blocs invalides.
Comment lire le rapport
Quatre niveaux. Bloquant : le point empêche Google d’indexer la page ou casse un balisage, comme un noindex, une erreur 404 ou un JSON-LD invalide. À corriger : le point dégrade la page sans l’exclure, comme une chaîne de redirections, une image sans alt ou une propriété obligatoire absente. À noter : un conseil ou une information, comme un title court ou un robot d’IA bloqué. OK : le contrôle ne trouve rien.
Le score sur 100 résume la page en un chiffre, et le résumé par gravité dit quoi traiter en premier. Une page peut cumuler vingt remarques secondaires et rester parfaitement indexable, ou n’avoir qu’un noindex et ne jamais apparaître : c’est pourquoi une page exclue de l’index est plafonnée à 15, quel que soit le reste. La méthode est détaillée plus bas.
Un robot d’IA bloqué est classé en simple remarque. Bloquer l’entraînement ou la recherche d’un assistant relève d’un choix éditorial. Seul le blocage de Googlebot, traité par la section Indexabilité, devient bloquant.
Comment le score est calculé
Le score sur 100 est le barème de l’outil : Google ne publie aucune pondération entre ces contrôles. Il suit l’ordre de priorité de sa documentation : d’abord les exigences techniques, sans lesquelles une page ne peut pas être indexée, puis ce qui gêne l’exploration, puis les bonnes pratiques de présentation.
La page part de 100 et chaque constat retire un nombre de points propre à son type. Un title absent retire 14 points, un title trop long 4, une meta description absente 3. Une page qui n’envoie presque aucun texte dans son HTML perd 25 points, une canonique qui désigne une autre adresse 12, un passage de https à http 15, une redirection temporaire 4. Quand le constat porte sur un nombre d’éléments, comme des images sans alt ou des liens sans ancre, le retrait va de 40 % du poids pour un cas isolé à la totalité quand tous les éléments sont touchés.
Chaque section a un plafond, pour qu’un défaut répété ne masque pas le reste : 45 points pour l’indexabilité, 35 pour les codes HTTP, 18 pour le title et la description, 12 pour les liens et pour les robots, 10 pour les données structurées, 8 pour hreflang et pour les textes alternatifs, 7 pour les titres, 6 pour les en-têtes. Une page exclue de l’index, par un noindex, une erreur 4xx ou 5xx, un robots.txt ou une boucle de redirections, est plafonnée à 15 : tant qu’elle est exclue, le reste de l’optimisation ne lui rapporte rien.
Sous le score, le rapport détaille où partent les points, constat par constat. Repères de lecture : 90 et plus, très bon ; de 75 à 89, bon ; de 50 à 74, à améliorer ; en dessous de 50, insuffisant.
Ce que Google demande au minimum
Les principes de base de la recherche Google se divisent en trois parties : les exigences techniques, les règles contre le spam et les bonnes pratiques.1 Les exigences techniques tiennent en trois conditions pour qu’une page soit indexable : ne pas bloquer Googlebot, renvoyer un code HTTP 200 et proposer du contenu indexable.2 Remplir ces conditions ne garantit pas l’indexation, mais ne pas les remplir l’exclut. C’est pourquoi l’audit place le code de réponse, le robots.txt et les directives noindex en tête du résumé quand elles posent problème.
Côté bonnes pratiques, le guide de démarrage SEO recommande un title propre à chaque page, clair et concis, et une meta description courte qui sert de résumé, tout en précisant que l’extrait affiché vient le plus souvent du contenu de la page.3 Il conseille de décrire chaque image par un texte alternatif, de choisir des textes d’ancrage qui font comprendre la page cible et de baliser les données structurées pour rendre la page éligible aux résultats enrichis. Sur les titres, il précise que l’ordre des titres n’a pas d’importance pour la recherche Google et qu’il n’existe pas de nombre idéal de titres. L’audit applique cette nuance : un niveau sauté reste une simple remarque.
Sur les redirections, Googlebot suit par défaut jusqu’à 10 sauts. Une redirection 301 ou 308 est un signal fort pour désigner la page à retenir, une 302 ou une 307 un signal plus faible, et une erreur 404 ou 410 retire progressivement la page de l’index.4 Ces seuils sont ceux de la section Codes HTTP et redirections.
Dans quel ordre corriger
Commencez par les points bloquants : un noindex, une erreur 4xx ou 5xx, un robots.txt qui interdit la page, un JSON-LD invalide. Tant que la page n’est pas indexable, le reste de l’optimisation ne produit rien, puisque les exigences techniques de Google passent avant les bonnes pratiques.
Viennent ensuite les points qui gênent la découverte et l’exploration : liens que Google ne peut pas suivre, chaînes de redirections, redirection temporaire à la place d’une définitive. Google indique que la grande majorité des nouvelles pages qu’il découvre chaque jour le sont par des liens,3 d’où l’importance d’un maillage fait de vrais liens avec un href.
Puis le soin de la page elle-même : title et meta description, titres, textes alternatifs, propriétés obligatoires des données structurées. Les remarques de niveau « à noter » passent en dernier. Elles méritent un coup d’œil, rarement une urgence.
Ce que le serveur fait de l’adresse
Le script ne lit que des pages publiques. Il refuse une adresse qui vise un réseau privé ou local, vérifie l’adresse IP de chaque redirection avant de la suivre et abandonne au bout de huit secondes. Il n’accepte que les requêtes venues des pages du site, limite chaque visiteur à 20 requêtes par tranche de 10 minutes et ne conserve ni l’adresse ni le contenu. La valeur des cookies envoyés par le site audité n’est jamais renvoyée : seuls le nom du cookie et ses attributs servent à l’analyse des en-têtes.
Les limites de l’audit
L’audit lit le HTML tel que le serveur l’envoie, sans exécuter le JavaScript. Les titres, les liens ou le balisage ajoutés par un script n’apparaissent pas, et une page rendue côté navigateur remonte en alerte de texte servi trop court dans l’indexabilité. Le test des liens brisés n’en fait pas partie : il demande une requête par lien, ce que fait l’extracteur de liens pour dix adresses au choix. La réciprocité des hreflang, qui demande de lire chaque version alternative, se vérifie dans le testeur hreflang.
Les listes sont plafonnées pour rester légères : 500 titres, 300 images, 3 000 liens et 60 blocs de données structurées. La page est lue jusqu’à 1,5 Mo. Le quota est de 20 requêtes par tranche de 10 minutes et par visiteur, partagé avec les autres outils du site.
Enfin, un audit automatique lit des signaux et ne juge pas une stratégie. Il ne dit ni si le contenu répond à l’intention de recherche, ni si les liens entrants suffisent, ni si la page doit exister. Ce travail se fait dans l’audit SEO complet, qui relie ces constats aux pages qui comptent pour votre activité.
Après l’audit
Reprenez la section qui pose problème dans son outil détaillé : vous pouvez y coller du code pour tester une correction avant de la publier. Le hub des outils SEO regroupe les autres contrôles, du générateur de robots.txt au comparateur de listes.
Pour un premier regard sur tout le site, l’audit SEO gratuit par e-mail applique ces dix contrôles à l’accueil et à dix autres pages, y ajoute le sitemap, le nom de domaine et l’hébergement, et compte les pages touchées par chaque problème.
Questions fréquentes
L’audit remplace-t-il Search Console ?
Non. Search Console dit ce que Google a réellement exploré et indexé sur votre site, avec ses propres données. L’audit lit une page au moment où vous le lancez et applique les règles de la documentation Google. Les deux se complètent : l’audit repère une cause possible, Search Console confirme l’effet.
Comment le score est-il calculé ?
La page part de 100 et chaque constat retire des points selon son type, avec un plafond par section ; une page exclue de l’index est plafonnée à 15. Google ne publie aucune pondération : c’est le barème de l’outil, et le rapport montre chaque point retiré.
Pourquoi un robot d’IA bloqué n’est-il pas une erreur ?
Bloquer GPTBot, ClaudeBot ou un autre robot d’entraînement relève d’un choix. Bloquer un robot de recherche d’assistant empêche seulement la page d’être citée par lui. L’audit le signale en remarque pour que le choix soit conscient.
L’audit exécute-t-il le JavaScript de la page ?
Non. Il lit le HTML envoyé par le serveur. Si le contenu ou le balisage apparaît après le chargement, utilisez les outils détaillés, qui acceptent du code collé depuis l’inspecteur du navigateur.
Que devient l’adresse que je saisis ?
Le serveur lit la page, renvoie le résultat et ne conserve ni l’adresse ni le contenu. Une requête est comptée par audit, sur un quota de 20 par tranche de 10 minutes, partagé avec les autres outils.
Pourquoi mon audit est-il refusé ou incomplet ?
Une adresse privée, locale ou sur un port inhabituel est refusée. Un site qui bloque les robots, tarde plus de huit secondes à répondre ou renvoie plus de dix redirections ne peut pas être lu. Dans ce cas, l’outil le dit au lieu d’inventer un résultat.
Sources
Les passages de cette page qui s’appuient sur une source renvoient à l’une de ces références.
- Google Search Central, « Principes de base de la recherche Google ». developers.google.com ↑
- Google Search Central, « Exigences techniques de la recherche Google ». developers.google.com ↑
- Google Search Central, « Guide de démarrage SEO ». developers.google.com ↑
- Google, « Effet des codes d’état HTTP sur les robots d’exploration Google », documentation de l’infrastructure d’exploration. developers.google.com ↑