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Comment utiliser l’outil
Collez une ou plusieurs adresses, une par ligne, puis cliquez sur « Vérifier ». Pour chaque adresse, l’outil envoie une requête, note la réponse du serveur et, s’il reçoit une redirection, recommence avec la destination indiquée dans l’en-tête Location. Il s’arrête sur la première réponse qui n’est pas une redirection, ou après dix redirections.
Le tableau de chaque adresse reprend toutes les étapes : l’adresse demandée, le code renvoyé, la destination et le temps de réponse mesuré depuis le serveur de l’outil. Sous le tableau, l’adresse finale ; au-dessus, les alertes. Le bouton « Télécharger en CSV » récupère le tout dans un fichier qui s’ouvre dans un tableur.
Les adresses sont vérifiées l’une après l’autre. Les outils de ce site acceptent vingt demandes par tranche de dix minutes et par visiteur, tous outils confondus : au-delà, la vérification s’arrête et indique les adresses restées de côté.
Les alertes de l’outil
Chaque alerte repose sur une règle publiée par Google ou sur la norme HTTP.
- Boucle. Une adresse revient dans sa propre chaîne. La norme HTTP demande aux clients de détecter ces boucles et d’intervenir5 : le navigateur affiche une erreur et le robot n’atteint aucune page.
- Plus de dix redirections. Les robots de Google suivent jusqu’à dix sauts de redirection.1 L’outil s’arrête au même endroit.
- Chaîne de redirections. Dès deux redirections à la suite, l’outil le signale : Google conseille de rediriger directement vers la destination finale, et sinon de garder des chaînes courtes, idéalement trois redirections au plus et moins de cinq.3
- Redirection temporaire. Une 302, une 303 ou une 307 dans la chaîne. Si le déplacement est définitif, une 301 ou une 308 envoie à Google un signal plus clair.2
- Passage de https à http. Google préfère la version https d’une page comme canonique, sauf, entre autres, quand elle redirige vers ou par une page http.4
- Destination en erreur. La chaîne finit sur une réponse 4xx ou 5xx : la redirection envoie visiteurs et robots vers une page absente ou en panne.
- Redirection vers l’accueil. Une page intérieure qui aboutit sur la page d’accueil risque d’être traitée comme une soft 404.3
Redirection permanente ou temporaire
La norme HTTP, RFC 9110, range les redirections en deux familles. Une 301 ou une 308 indique que la ressource a reçu une nouvelle adresse permanente ; une 302 ou une 307 qu’elle se trouve temporairement à une autre adresse.5 La 303 renvoie vers une autre ressource, en général après l’envoi d’un formulaire.
| Code | Sens | Pour Google |
|---|---|---|
| 301 Moved Permanently | Déplacement définitif. Un navigateur peut transformer un POST en GET. | Signal fort : la cible devrait devenir canonique. |
| 308 Permanent Redirect | Déplacement définitif, méthode et corps de la requête conservés. | Équivalent à la 301. |
| 302 Found | Déplacement temporaire. Un navigateur peut transformer un POST en GET. | Signal faible : l’ancienne adresse peut rester dans les résultats. |
| 307 Temporary Redirect | Déplacement temporaire, méthode et corps conservés. | Équivalent à la 302. |
| 303 See Other | Renvoi vers une autre ressource, consultée en GET. | Classée avec les redirections temporaires. |
La différence entre 301 et 308, comme entre 302 et 307, tient à la méthode de la requête. Pour des raisons historiques, un navigateur a le droit de transformer un POST en GET en suivant une 301 ou une 3025 ; la 307 et la 308 ont été ajoutées pour l’interdire.6 Pour une page consultée normalement, en GET, 301 et 308 se valent.
Côté Google, les codes permanents servent de signal fort pour faire de la cible l’adresse canonique, les codes temporaires de signal faible.1 Google recommande la redirection permanente quand on est sûr qu’elle ne sera pas annulée, et la temporaire pour garder l’ancienne adresse dans les résultats, pendant une indisponibilité par exemple.2 Une 302 posée par erreur sur un déplacement définitif laisse donc Google libre de garder l’ancienne adresse.
Combien de redirections Google suit
Par défaut, les robots de Google suivent jusqu’à dix sauts. Le contenu reçu sur une adresse qui redirige est ignoré ; seul celui de la destination finale est traité.1 Une chaîne de quatre ou cinq redirections reste donc suivie par Googlebot, mais Google conseille de ne pas en arriver là : pointer directement vers la destination finale, et sinon garder la chaîne courte, parce que chaque saut ralentit le visiteur et que tous les navigateurs ne suivent pas les longues chaînes.3
Les chaînes naissent souvent par accumulation : une redirection de http vers https, puis une autre vers la version avec www, puis une troisième ajoutée lors d’un changement d’adresse. L’adresse nemociment.fr/blog demandée en http en est un exemple simple : une 301 vers https, puis une seconde vers /blog/ avec la barre finale. La correction consiste à faire pointer chaque ancienne adresse directement vers la dernière, et à mettre à jour les liens internes pour qu’ils visent l’adresse finale.
Quand la chaîne finit sur une erreur
Une redirection n’a d’intérêt que si elle aboutit à une page qui répond 200. Google traite toutes les erreurs 4xx, sauf la 429, de la même manière : la page est considérée comme absente, retirée de l’index si elle y était, et explorée de moins en moins souvent. Les erreurs 5xx et la 429 font ralentir l’exploration ; les pages déjà indexées restent un temps, puis sont retirées si l’erreur dure.1
Une page supprimée sans équivalent peut répondre 404 ou 410. Une page déplacée doit rediriger vers sa nouvelle adresse, et cette nouvelle adresse doit répondre 200.
Rediriger vers la page d’accueil
Lors d’une refonte, la tentation est grande de renvoyer toutes les anciennes pages vers l’accueil. Google le déconseille : rediriger beaucoup d’anciennes adresses vers une seule destination sans rapport, comme la page d’accueil du nouveau site, déroute les visiteurs et peut être traité comme une soft 404.3 L’outil le signale dès qu’une adresse intérieure aboutit sur la racine d’un site. La bonne cible est la page la plus proche de l’ancienne ; à défaut, une vraie 404.
Google conseille aussi de garder ces redirections aussi longtemps que possible, en général au moins un an, le temps de transférer les signaux vers les nouvelles adresses.3 C’est le cœur d’une refonte de site qui ne fait pas perdre son référencement : un plan de redirections page à page, vérifié adresse par adresse avant et après la mise en ligne.
Ce que l’outil ne voit pas
L’outil lit les redirections faites par le serveur, avec un code 3xx et un en-tête Location. Deux autres méthodes existent. La balise meta refresh se place dans le code HTML : Google traite une redirection immédiate comme permanente et une redirection différée comme temporaire. Les redirections en JavaScript ne sont vues qu’au rendu de la page, après l’exploration, et Google conseille de ne s’en servir que si une redirection côté serveur est impossible.2 Les navigateurs appliquent d’abord la redirection HTTP, puis la balise meta, puis le JavaScript.6
Une page qui répond 200 peut aussi être bloquée autrement, par une balise noindex ou par le robots.txt. Pour ce dernier cas, le test d’accès des robots IA lit le fichier d’un site et dit, robot par robot, si une page peut être lue. Enfin, l’outil interroge les sites depuis son propre serveur : un site qui sert une réponse différente selon le pays ou le navigateur peut répondre autrement à vos visiteurs.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une redirection 301 et une 302 ?
La 301 annonce un déplacement définitif, la 302 un déplacement temporaire. Google suit les deux, mais ne traite que la 301 comme un signal fort pour faire de la nouvelle adresse la page canonique ; avec une 302, l’ancienne adresse peut rester dans les résultats.
301 ou 308, laquelle choisir ?
Pour Google, la 308 équivaut à la 301. La seule différence concerne les requêtes autres que GET : la 308 interdit au navigateur de changer la méthode, la 301 le lui permet. Pour des pages consultées normalement, l’une ou l’autre convient.
Combien de redirections Googlebot suit-il ?
Par défaut, jusqu’à dix sauts. Google conseille malgré tout de rediriger directement vers l’adresse finale, ou de s’en tenir idéalement à trois redirections au plus, pour les visiteurs et pour les navigateurs qui suivent moins de sauts.
Peut-on rediriger les pages supprimées vers la page d’accueil ?
Google le déconseille. Rediriger de nombreuses anciennes adresses vers une destination sans rapport, comme l’accueil, peut être traité comme une soft 404. Redirigez chaque page vers son équivalent le plus proche ; sans équivalent, laissez-la répondre 404 ou 410.
Combien de temps garder une redirection ?
Google recommande de la garder aussi longtemps que possible, en général au moins un an, pour lui laisser le temps de transférer les signaux de l’ancienne adresse, liens venus d’autres sites compris.
L’outil détecte-t-il les redirections meta refresh et JavaScript ?
Non. Il suit les redirections du serveur, celles qui passent par un code 3xx et un en-tête Location. Une page qui redirige par une balise meta ou en JavaScript apparaît ici avec son code 200.
Sources
Les passages de cette page qui s’appuient sur une source renvoient à l’une de ces références.
- Google, « Effet des codes d’état HTTP sur les robots d’exploration Google », documentation de l’infrastructure d’exploration. developers.google.com ↑
- Google, « La recherche Google et les redirections d’URL », Google Search Central. developers.google.com ↑
- Google, page sur les déménagements de site avec changement d’URL, Google Search Central. developers.google.com ↑
- Google, page sur l’indication d’une URL canonique avec rel="canonical" et d’autres méthodes, Google Search Central. developers.google.com ↑
- IETF, RFC 9110, « HTTP Semantics », section 15.4 sur les redirections 3xx. rfc-editor.org ↑
- MDN, « Redirections en HTTP ». developer.mozilla.org ↑