Tester l’accès des robots IA à votre site

Indiquez l’adresse d’une page : l’outil lit le robots.txt du site et dit, pour 23 robots d’OpenAI, Anthropic, Google, Perplexity, Apple, Meta, Amazon, Mistral AI, DuckDuckGo et Common Crawl, s’ils ont le droit de la lire, avec la règle qui en décide.

    Tester un robots.txt avant de le publier

    Un chemin ou une adresse complète. Vide, l’outil teste la page d’accueil.

    Comment utiliser l’outil

    Collez l’adresse d’une page de votre site et cliquez sur « Tester ». L’outil va chercher le fichier robots.txt à la racine du site, applique ses règles au chemin de la page et affiche, robot par robot, s’il est autorisé ou bloqué. La colonne de droite cite la ligne du fichier qui décide ; ces lignes sont aussi surlignées dans le fichier, affiché sous le tableau.

    Le résultat vaut pour la page indiquée : un robots.txt peut ouvrir le blog et fermer l’espace client, il faut donc tester les pages qui comptent. Pour vérifier une modification avant de la mettre en ligne, ouvrez « Tester un robots.txt avant de le publier », collez le nouveau contenu et le chemin d’une page : l’analyse se fait alors dans votre navigateur, sans rien envoyer.

    Quatre familles de robots

    Les éditeurs d’IA ne lâchent pas un seul robot sur le Web. La plupart en utilisent plusieurs, chacun avec son nom dans le robots.txt, et chaque nom se règle séparément. OpenAI le dit en toutes lettres : un site peut autoriser OAI-SearchBot pour apparaître dans les résultats de recherche de ChatGPT tout en refusant GPTBot, pour que ses contenus ne servent pas à entraîner les modèles.1

    Les 23 robots testés

    La liste et les rôles viennent de la documentation de chaque éditeur, relue le 16 octobre 2026.

    RobotRôle selon l’éditeur
    GPTBot, OAI-SearchBot, ChatGPT-UserOpenAI : entraînement des modèles, recherche de ChatGPT, visites lancées par un utilisateur de ChatGPT.1
    ClaudeBot, Claude-SearchBot, Claude-UserAnthropic : entraînement, qualité des résultats de recherche, visites à la demande des utilisateurs de Claude.4
    PerplexityBot, Perplexity-UserPerplexity : liens dans les résultats, sans entraînement de modèles ; visites à la demande.5
    Googlebot, Google-ExtendedGoogle : Googlebot explore pour la recherche, aperçus IA et Mode IA compris6 ; Google-Extended règle l’entraînement et l’ancrage de Gemini et de Vertex AI.2
    Applebot, Applebot-ExtendedApple : recherche dans Siri, Spotlight et Safari ; refus de l’entraînement des modèles d’Apple Intelligence.3
    Meta-ExternalAgent, Meta-WebIndexer, Meta-ExternalFetcherMeta : entraînement de modèles, recherche de Meta AI, visites à la demande.7
    Amazonbot, Amzn-SearchBot, Amzn-UserAmazon : produits et services, entraînement possible ; recherche d’Alexa ; visites à la demande.8
    MistralAI-Training, MistralAI-Index, MistralAI-UserMistral AI : entraînement, index de recherche, visites à la demande.9
    DuckAssistBotDuckDuckGo : réponses assistées qui citent leurs sources, sans entraînement.10
    CCBotCommon Crawl : archive ouverte du Web.11

    Refuser l’entraînement sans disparaître des réponses

    C’est le réglage le plus demandé, et il tient en quelques lignes. Chaque robot d’entraînement reçoit son propre groupe, et le groupe « * » reste ouvert pour les autres :

    User-agent: GPTBot
    User-agent: ClaudeBot
    User-agent: Google-Extended
    User-agent: Applebot-Extended
    User-agent: Meta-ExternalAgent
    User-agent: MistralAI-Training
    Disallow: /
    
    User-agent: *
    Allow: /

    Les robots de recherche ne sont pas nommés : ils suivent le groupe « * » et restent autorisés. Fermer l’un d’eux a des effets que les éditeurs décrivent eux-mêmes. Selon OpenAI, un site qui refuse OAI-SearchBot n’apparaît plus dans les réponses de recherche de ChatGPT, sauf sous forme de lien de navigation.1 Anthropic prévient qu’un refus de Claude-SearchBot peut réduire la visibilité du site dans les résultats,4 et Perplexity recommande d’autoriser PerplexityBot pour y figurer.5

    Google fonctionne à part. Google-Extended n’a aucun effet sur l’inclusion dans la recherche Google ni sur le classement.2 Les aperçus IA et le Mode IA font partie de la recherche : c’est Googlebot qui en commande l’accès, et Google renvoie aux balises nosnippet, data-nosnippet, max-snippet et noindex pour limiter ce qui est repris.6 Bloquer Googlebot pour se tenir à l’écart des aperçus IA reviendrait à sortir de Google tout court.

    Comment un robot lit votre robots.txt

    L’outil applique les règles que Google décrit dans sa spécification du robots.txt, qui reprend le protocole d’exclusion des robots normalisé en RFC 9309.12

    Ce que le robots.txt ne garantit pas

    Le robots.txt est une consigne, pas un verrou. Les robots qui agissent à la demande d’un utilisateur sont les premiers à s’en affranchir, et leurs éditeurs l’écrivent : OpenAI indique que les règles du robots.txt peuvent ne pas s’appliquer à ChatGPT-User,1 Perplexity que Perplexity-User les ignore en général,5 Meta que Meta-ExternalFetcher peut les contourner,7 Amazon qu’Amzn-User peut ne pas toutes les suivre.8 L’outil le signale quand l’un d’eux est bloqué.

    À l’inverse, un robot autorisé par le robots.txt peut être refusé plus tôt, par l’hébergeur ou par un pare-feu applicatif. Google rappelle que l’exploration doit être permise par le robots.txt et par toute l’infrastructure d’hébergement,6 et Perplexity explique comment ouvrir ses robots dans les règles de Cloudflare ou d’AWS.5 Ces blocages-là ne se voient pas dans le robots.txt : seuls les journaux du serveur les montrent.

    Enfin, le nom d’un robot peut être usurpé. OpenAI, Perplexity, Amazon, Common Crawl et DuckDuckGo publient les adresses IP de leurs robots,1, 5, 8, 11, 10 et Apple et Google permettent de les vérifier par une recherche DNS inverse.3, 2 Une visite qui se présente comme GPTBot depuis une autre adresse ne vient pas d’OpenAI.

    Robots IA et GEO

    Une page que les robots de recherche ne peuvent pas lire ne sera pas citée dans les réponses de ChatGPT, de Claude ou de Perplexity. Le contrôle du robots.txt est donc la première étape du référencement dans les moteurs génératifs, avant tout travail sur le contenu. Côté Google, les règles sont celles de la recherche classique, et les liens que le Mode IA et les aperçus IA donnent vers les sites dépendent d’abord de l’exploration par Googlebot. Une fois l’accès vérifié, il reste à soigner ce que ces moteurs affichent de vos pages, en commençant par la longueur du title et de la meta description.

    Questions fréquentes

    Comment bloquer GPTBot dans le robots.txt ?

    Ajoutez un groupe à son nom : une ligne « User-agent: GPTBot » suivie de « Disallow: / ». Le blocage vaut pour tout le site ; pour ne fermer qu’une partie, remplacez « / » par le chemin du dossier. OpenAI précise que le réglage de GPTBot est indépendant de celui d’OAI-SearchBot.1

    Bloquer GPTBot empêche-t-il d’apparaître dans ChatGPT ?

    Non. GPTBot sert à l’entraînement des modèles. L’apparition dans les réponses de recherche de ChatGPT dépend d’OAI-SearchBot, et les visites lancées par un utilisateur passent par ChatGPT-User.1

    Google-Extended a-t-il un effet sur le référencement Google ?

    Non. Selon Google, Google-Extended n’agit ni sur l’inclusion d’un site dans la recherche Google ni sur son classement. Il règle l’utilisation des contenus pour entraîner Gemini et pour ancrer ses réponses, dans les applications Gemini et sur Vertex AI.2

    Comment limiter ce que les aperçus IA de Google reprennent de mes pages ?

    Avec les balises qui règlent l’affichage dans la recherche : nosnippet, data-nosnippet, max-snippet ou noindex. Le robots.txt de Googlebot commande l’accès à toute la recherche Google, aperçus IA compris ; le fermer retire le site des résultats classiques en même temps.6

    Pourquoi un robot bloqué visite-t-il quand même mon site ?

    Trois explications reviennent : un robot qui agit à la demande d’un utilisateur et n’applique pas le robots.txt, une version du fichier encore en cache chez le robot, ou un visiteur qui usurpe son nom. Les adresses IP publiées par les éditeurs permettent de faire le tri dans les journaux du serveur.

    L’outil voit-il les blocages faits par mon hébergeur ou mon pare-feu ?

    Non. Il lit le robots.txt et applique ses règles. Un pare-feu ou un service comme Cloudflare peut refuser un robot que le robots.txt autorise ; seuls les journaux du serveur, ou les réglages de ce service, le montrent.

    Sources

    Les passages de cette page qui s’appuient sur une source renvoient à l’une de ces références.

    1. OpenAI, documentation sur les robots d’exploration d’OpenAI (GPTBot, OAI-SearchBot, ChatGPT-User). developers.openai.com ↑
    2. Google, « Robots d’exploration communs de Google » (dont Google-Extended), Google Search Central. developers.google.com ↑
    3. Apple, page d’assistance sur Applebot et Applebot-Extended. support.apple.com ↑
    4. Anthropic, « Does Anthropic crawl data from the web, and how can site owners block the crawler? », centre d’aide. support.claude.com ↑
    5. Perplexity, documentation sur les robots d’exploration de Perplexity (PerplexityBot, Perplexity-User). docs.perplexity.ai ↑
    6. Google, « Fonctionnalités d’IA et votre site Web », Google Search Central. developers.google.com ↑
    7. Meta, documentation sur les robots d’exploration de Meta (Meta-ExternalAgent, Meta-WebIndexer, Meta-ExternalFetcher). developers.facebook.com ↑
    8. Amazon, documentation sur Amazonbot. developer.amazon.com ↑
    9. Mistral AI, documentation sur les robots d’exploration de Mistral AI. docs.mistral.ai ↑
    10. DuckDuckGo, aide sur DuckAssistBot. duckduckgo.com ↑
    11. Common Crawl, page de CCBot. commoncrawl.org ↑
    12. Google Search Central, spécification du fichier robots.txt. developers.google.com ↑

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