Moins de 100 mots : le score est instable sur un texte aussi court.
Texte avec les phrases longues surlignées
Les cinq phrases les plus longues
Comment utiliser l’outil
Collez votre texte dans le champ : le score se met à jour à chaque frappe. Pour un article déjà publié, indiquez plutôt son adresse et cliquez sur « Récupérer » : l’outil lit la page, isole son contenu principal et le place dans le champ, où vous pouvez encore le corriger. Une liste déroulante permet de basculer entre le contenu principal et la page entière.
La langue d’un texte collé est détectée, et vous pouvez la changer dans la liste. Elle choisit la formule : français ou anglais. Les phrases dont la longueur atteint le seuil indiqué sous le résultat sont surlignées dans le texte, avec leur nombre de mots au survol.
Les formules utilisées
Le score de Flesch (Flesch Reading Ease) vient d’un article de Rudolf Flesch publié en 1948 dans le Journal of Applied Psychology. Il combine deux mesures : la longueur moyenne des phrases en mots et la longueur moyenne des mots en syllabes.1 Plus le score est élevé, plus le texte est facile à lire.
| Langue | Formule | Origine |
|---|---|---|
| Anglais | 206,835 − 1,015 × (mots / phrases) − 84,6 × (syllabes / mots) | Flesch, 1948 |
| Français | 207 − 1,015 × (mots / phrases) − 73,6 × (syllabes / mots) | Kandel et Moles, 1958 |
Formules citées d’après Bendová (2021).1
Les constantes dépendent de la langue : un mot français compte en moyenne plus de syllabes qu’un mot anglais, et la formule d’origine pénaliserait donc injustement un texte français. Kandel et Moles ont publié leur adaptation en 1958 dans les Cahiers d’études de radio-télévision.1 Le score peut sortir de la plage de 0 à 100 : un texte aux phrases très longues et aux mots très longs donne un nombre négatif.
Lire le score
Flesch propose dans son livre The Art of Readable Writing une grille qui associe chaque tranche de score à un niveau de difficulté.12 L’outil reprend cette grille pour l’anglais et la applique aussi au français, par choix : aucune grille propre au français n’a été lue pour cette page.
| Score | Niveau affiché |
|---|---|
| 90 à 100 | Très facile |
| 80 à 90 | Facile |
| 70 à 80 | Assez facile |
| 60 à 70 | Standard |
| 50 à 60 | Assez difficile |
| 30 à 50 | Difficile |
| moins de 30 | Très difficile |
Un score bas ne signale pas un mauvais texte. Une notice juridique ou une fiche technique sera difficile pour de bonnes raisons, et un texte destiné au grand public gagne à viser plus haut. Le score sert surtout à comparer deux versions d’un même texte et à repérer les passages à alléger.
Comment l’outil compte les mots, les phrases et les syllabes
Un mot est une suite de caractères entre deux blancs qui contient une lettre, comme dans le compteur de mots. « Aujourd’hui » et « peut-être » comptent chacun pour un mot, et un nombre seul est ignoré. Les phrases sont découpées par le navigateur, et chaque ligne termine aussi une phrase : un titre ou une puce sans point final compte donc comme une phrase courte.
La syllabe n’a pas de définition mécanique unique, surtout en français. L’outil applique ces règles :
- chaque groupe de voyelles compte pour une syllabe (« maison » : 2) ;
- le e final muet est retiré après une consonne ou après un é (« table » : 1, « année » : 2) ;
- « qu » et « gu » devant e, i ou y comptent sans le u (« longue » : 1) ;
- un tréma ou un é suivi d’une voyelle sépare deux syllabes (« aïeul » : 2, « créé » : 2) ;
- les mots à apostrophe ou trait d’union se comptent par morceaux (« aujourd’hui » : 3).
Le e interne et la finale « -ent » comptent comme des syllabes, ce qui surestime légèrement certains mots (« référencement » : 5, « parlent » : 2). Pour l’anglais, l’outil compte les groupes d’une ou deux voyelles, retire les -e, -es et -ed finaux, et compte une syllabe pour tout mot de trois lettres ou moins.
Lisibilité et référencement
Google ne publie aucun score de lisibilité à atteindre. Je n’en ai trouvé aucun dans sa documentation sur la création de contenu utile.4 John Mueller, qui s’exprime pour Google, a déclaré lors d’une session de questions en 2018 que ce n’est probablement pas un point sur lequel se concentrer du point de vue du référencement, et que Google n’utilise pas de simple comptage de mots pour déterminer un niveau de lecture.3
La lisibilité compte pour une autre raison : un lecteur qui bute sur des phrases interminables part. L’outil aide à rédiger pour son public. Pour mesurer le volume d’un texte, utilisez le compteur de mots et de caractères, et pour vérifier qu’un mot-clé n’est pas répété à l’excès, l’analyse de densité de mots-clés. Sur un texte produit avec une IA, la lisibilité fait partie de la relecture avant publication.
Limites du score
Le score ne regarde que la longueur des phrases et des mots. Il ne comprend ni le sens ni la structure : un texte aux phrases courtes mais incohérent obtient un excellent score. Il ignore aussi les titres, les listes, les exemples et la mise en page, qui comptent pour le lecteur.
Le comptage des syllabes en français est approximatif. L’autrice de l’étude citée plus haut note que sa complexité peut expliquer de moins bons résultats pour le français que pour d’autres langues.1 Comparez donc des scores obtenus avec le même outil, et regardez l’écart entre deux versions plutôt que la valeur absolue. La lecture se fait sur le HTML renvoyé par le serveur : une page qui n’affiche son texte qu’avec JavaScript renverra peu de texte, collez-le alors à la main.
Questions fréquentes
Quelle formule l’outil utilise-t-il pour le français ?
Celle de Kandel et Moles (1958), adaptée de Flesch : 207 − 1,015 × (mots par phrase) − 73,6 × (syllabes par mot). Pour un texte anglais, il applique la formule de Flesch de 1948.
Quel score faut-il viser ?
Aucun score n’est imposé. Dans la grille de Flesch, 60 à 70 correspond à « standard » et plus le score monte, plus le texte est facile. Le bon niveau dépend des lecteurs visés.
Google utilise-t-il la lisibilité pour classer les pages ?
John Mueller a dit en 2018 que ce n’est probablement pas un point sur lequel se concentrer pour le référencement, et que Google ne s’appuie pas sur un simple comptage de mots pour déterminer un niveau de lecture.
Pourquoi mon score diffère-t-il de celui d’un autre outil ?
Les constantes de la formule dépendent de la langue, et chaque outil compte les syllabes et les phrases à sa façon. Les règles de celui-ci sont décrites sur cette page.
Mes textes sont-ils envoyés ou enregistrés ?
Un texte collé dans le champ reste dans votre navigateur. Quand vous lisez une page en ligne, son adresse est envoyée au serveur de nemociment.fr, qui renvoie le texte de la page ; ni l’adresse ni le texte ne sont conservés.
Sources
Les passages de cette page qui s’appuient sur une source renvoient à l’une de ces références. Sources lues le 18 octobre 2026.
- Klára Bendová, « Using a parallel corpus to adapt the Flesch Reading Ease formula to Czech », Jazykovedný časopis, 72 (2), 2021, p. 477-487. Donne la formule de Flesch (1948), celle de Kandel et Moles (1958, d’après la référence « Application de l’indice de Flesch à la langue française », Cahiers d’études de radio-télévision, 19, p. 253-274) et la grille de Flesch. doi.org ↑
- « Measurement of Readability », support de cours de l’université Jiao-tong de Shanghai, grille de Flesch en sept niveaux. smdcourse.sjtu.edu.cn ↑
- Search Engine Journal, « Reading level as a Google ranking factor » (9 novembre 2022), qui rapporte les propos de John Mueller lors d’une session de questions de Google en 2018. searchenginejournal.com ↑
- Google Search Central, documentation sur la création de contenu utile. developers.google.com ↑