Contrôler les redirections d’une migration

Collez la liste « ancienne adresse ; nouvelle adresse » de votre refonte ou de votre changement de domaine : l’outil interroge chaque ancienne adresse, suit ses redirections et dit si elle mène bien, en un seul saut permanent, à la page prévue.

Une paire par ligne, séparée par un point-virgule, une tabulation, une flèche (->) ou une virgule, comme dans le générateur de redirections 301. Une première ligne d’en-tête est ignorée. 200 lignes au plus.

Le fichier est lu dans votre navigateur (5 Mo au plus).

Seulement si la première colonne contient des chemins comme /page/.

Pour les chemins de la seconde colonne. Vide : celui de l’ancienne adresse.

Comment utiliser l’outil

Collez la correspondance des adresses dans la zone de texte, ou choisissez le fichier CSV qui a servi à écrire les redirections. Le format est celui du générateur de redirections 301 : une paire par ligne, séparée par un point-virgule, une tabulation, une flèche ou une virgule. Une première ligne d’en-tête est ignorée.

Si la liste contient des chemins (/page/) plutôt que des adresses complètes, indiquez l’ancien domaine. Le nouveau domaine sert aux chemins de la seconde colonne ; laissé vide, l’outil reprend celui de l’ancienne adresse, ce qui convient à une refonte sur le même domaine.

Cliquez sur « Vérifier ». Les lignes se remplissent lot par lot. Un résumé compte les lignes par verdict, avec leur part dans toute la liste. Le tableau se filtre, se trie et s’exporte en CSV, et le bouton « Relancer les lignes en défaut » ne repasse que les lignes non conformes, une fois vos corrections en place.

Ce que l’outil contrôle

Pour chaque ligne, l’outil lit la première réponse de l’ancienne adresse sans suivre la redirection, puis demande lui-même l’adresse donnée par l’en-tête Location, et ainsi de suite. Il relève le code de chaque étape, l’adresse obtenue au bout de la chaîne et son code. Une ligne reçoit un seul verdict, le plus grave ; les autres écarts restent listés en dessous.

Comment l’adresse obtenue est comparée à l’attendue

Les deux adresses passent par la normalisation de la syntaxe des URI : le schéma et le nom d’hôte sont insensibles à la casse, le port par défaut s’efface et un chemin vide vaut « / ».5 https://Exemple.fr et https://exemple.fr/ désignent donc la même adresse. Quand l’outil a dû ramener des majuscules d’hôte en minuscules, il le note sur la ligne.

Le reste de l’adresse est sensible à la casse selon la même norme.5 L’outil ne gomme donc rien d’autre, et chaque écart porte un nom : schéma différent (http au lieu de https), www d’un côté seulement, autre hôte, barre finale ajoutée ou retirée, casse du chemin, autre chemin, paramètres différents. Une destination qui ne diffère que par la barre finale reste « différente », car /page et /page/ sont deux adresses distinctes.

Un fragment (#section) n’est jamais envoyé au serveur : il ne fait pas partie de l’adresse demandée.4 L’outil le retire de l’ancienne adresse avant de l’interroger et l’ignore dans l’adresse attendue, en le signalant dans les deux cas. Si l’adresse attendue est atteinte en cours de chaîne mais redirige à son tour, la ligne le dit aussi.

Combien de temps prend une analyse

Chaque visiteur dispose de 20 requêtes par tranche de 10 minutes, partagées entre tous les outils du site, et une requête porte un lot de 10 adresses. Une migration propre demande deux lectures par ligne : l’ancienne adresse, puis la nouvelle au bout de la redirection. Une adresse qui revient plusieurs fois n’est lue qu’une fois.

200 lignes, le maximum par analyse, donnent donc 20 lots pour les anciennes adresses et jusqu’à 20 pour les nouvelles, soit 40 requêtes : les 20 premières partent tout de suite, les suivantes après une dizaine de minutes d’attente. 50 lignes tiennent en 10 requêtes, sans attente. L’outil affiche son estimation sous la liste avant le lancement, puis un compte à rebours si la limite est atteinte ; chaque saut supplémentaire ajoute des lectures.

Les limites de l’outil

L’outil contrôle le code HTTP et l’adresse de chaque étape, rien d’autre. Il ne lit pas le contenu de la page de destination : une page qui répond 200 avec un message d’erreur, ou avec un contenu sans rapport avec l’ancienne page, passe pour conforme. Il ne dit rien non plus de l’indexation de la nouvelle adresse.

Les redirections faites en JavaScript ou par balise meta refresh ne sont pas vues, puisque le corps des pages n’est pas lu : l’ancienne adresse apparaît alors en « Pas de redirection ». Google les prend en compte, une meta refresh immédiate comme une redirection permanente et une meta refresh différée comme une temporaire, mais il conseille de ne recourir au JavaScript qu’à défaut des autres méthodes, car le rendu de la page peut échouer.1

L’outil suit 5 sauts au plus ; au-delà, la ligne passe en « Destination en erreur ». Une ancienne version de la norme HTTP recommandait 5 redirections au plus, et certains clients peuvent encore appliquer cette limite.4 Les adresses sont interrogées depuis le serveur de ce site, avec un agent nommé NemoCimentOutils : un serveur qui répond autrement selon le robot, le pays ou les cookies peut donner un autre résultat à Googlebot.

Ce contrôle ne remplace pas le suivi dans la Search Console après la migration. Google conseille de surveiller le trafic de l’ancien et du nouveau site, de vérifier régulièrement les erreurs d’exploration inattendues et de garder les redirections au moins un an.2 Il considère un déménagement achevé quand Googlebot a visité au moins une fois chaque adresse de l’ancien et du nouveau site ; pour un site petit ou moyen, la plupart des pages changent d’adresse en quelques semaines.2

Avant et après la migration

Pour préparer les règles, le générateur de redirections 301 transforme la même correspondance en règles Apache et nginx, et signale chaînes et boucles avant la mise en ligne. Pour une adresse isolée dont vous voulez voir chaque étape et sa durée, le vérificateur de redirections suit jusqu’à 10 sauts. L’article sur la refonte sans perdre son référencement replace ce contrôle dans la préparation complète d’une refonte.

Questions fréquentes

Quel format de liste l’outil accepte-t-il ?

Le même que le générateur de redirections 301 : une paire « ancienne adresse ; nouvelle adresse » par ligne, séparée par un point-virgule, une tabulation, une flèche ou une virgule. Les chemins sont acceptés si vous indiquez l’ancien domaine. Une première ligne d’en-tête est ignorée.

Pourquoi une redirection 302 n’est-elle pas conforme ?

Google lit les codes 302, 303 et 307 comme des redirections temporaires : il ne s’en sert pas comme signal que la destination doit devenir canonique, et l’ancienne page peut rester indexée. Pour un déménagement, il recommande des redirections permanentes, en 301 ou 308.

Combien d’adresses puis-je contrôler ?

200 lignes par analyse. Chaque lot de 10 adresses consomme une requête, sur un quota de 20 requêtes par tranche de 10 minutes partagé avec les autres outils du site. 200 lignes qui redirigent une fois demandent environ 40 requêtes, soit une dizaine de minutes d’attente au milieu.

L’outil voit-il les redirections JavaScript ou meta refresh ?

Non. Il lit seulement le code HTTP et l’en-tête Location, sans le corps des pages. Une ancienne adresse qui redirige en JavaScript ou par meta refresh apparaît en « Pas de redirection ».

Les adresses que je colle sont-elles conservées ?

Non. La liste est lue dans votre navigateur ; seules les adresses à interroger partent vers le serveur du site, par lots de 10, et la réponse se limite au code, à la destination et à l’erreur. Rien n’est enregistré.

Sources

Les passages de cette page et les verdicts de l’outil renvoient à l’une de ces références, lues le 22 octobre 2026.

  1. Google, « Redirections et Google Search », Google Search Central, mis à jour le 14 avril 2026. developers.google.com ↑
  2. Google, « Déménager un site avec changement d’URL », Google Search Central, mis à jour le 20 août 2026. developers.google.com ↑
  3. Google, « Effet des codes d’état HTTP sur les robots d’exploration Google », documentation de l’infrastructure d’exploration, mise à jour le 4 février 2026. developers.google.com ↑
  4. IETF, RFC 9110, « HTTP Semantics », juin 2022, sections 7.1 (adresse visée, sans fragment) et 15.4 (codes de redirection 3xx). rfc-editor.org ↑
  5. IETF, RFC 3986, « Uniform Resource Identifier (URI): Generic Syntax », janvier 2005, sections 6.2.2.1 (casse) et 6.2.3 (normalisation par schéma). rfc-editor.org ↑

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