Trois profils que j’accompagne à Douai
Le référencement d’une boulangerie de la place d’Armes et celui d’un atelier d’usinage n’ont presque rien en commun. Voici les trois cas que je rencontre le plus souvent ici, et ce qui compte pour chacun.
L’artisan et le commerce de proximité
Couvreur, plombier, coiffeur, restaurant. Les recherches sont nombreuses, immédiates, et souvent faites depuis un téléphone à quelques rues de chez vous. C’est du référencement local presque pur : tout se joue sur la fiche Google Business Profile, les avis Google et un site web assez rapide pour ne pas décourager celui qui vient vérifier vos tarifs.
La PME qui vend à d’autres entreprises
Usinage, chaudronnerie, maintenance, logistique, bureau d’études. Peu de recherches, des mots-clés qui ne ressemblent à rien de grand public, et des acheteurs qui comparent longuement. C’est le profil le plus mal servi par le référencement classique, et celui où il y a le plus à gagner.
La profession libérale et le cabinet
Avocat, expert-comptable, kinésithérapeute, agence immobilière. Ici la difficulté est la confiance : les gens choisissent sur ce qu’ils lisent avant d’appeler. Le contenu compte autant que la position dans les moteurs de recherche, et les deux se construisent ensemble.
Vendre à des entreprises change tout
Douai et sa couronne comptent beaucoup d’industrie, et l’arrivée des usines de batteries a mécaniquement fait grandir le tissu de sous-traitance autour. Pour ces entreprises, le référencement obéit à d’autres règles que le commerce de détail, et les conseils habituels tombent souvent à côté.
- Le volume ne veut rien dire. Un procédé de fabrication précis peut ne générer que quelques dizaines de recherches par mois. C’est peu, mais c’est du trafic qualifié au sens le plus littéral : si l’une de ces recherches amène un donneur d’ordre, la page est rentabilisée pour plusieurs années.
- Le vocabulaire est celui du métier. Les mots-clés d’un acheteur sont une norme, une matière, une tolérance, un procédé. Écrire « nous réalisons des pièces de qualité » ne croise aucune de ces recherches.
- Le cycle est long. On vous trouve, on repart, on revient trois semaines plus tard. Le site doit donner de quoi comparer et de quoi rassurer : références, certifications, moyens de production, délais.
- La décision est collective. La personne qui vous trouve n’est presque jamais celle qui signe. Vos pages doivent tenir debout quand elles sont transmises en interne à quelqu’un qui ne vous connaît pas.
Le travail consiste alors à construire une page par procédé, par matière ou par secteur servi, avec de vraies informations techniques. C’est plus exigeant à écrire qu’un article de blog, et bien plus efficace. Reste à savoir lesquelles écrire en premier, ce qui se décide sur le relevé des mots-clés réellement tapés dans votre secteur plutôt que sur une intuition de dirigeant.
Le local sert aussi en B2B
Une idée reçue tenace veut que le SEO local ne concerne que les commerces. Dans les faits, un responsable d’achats qui cherche un prestataire à proximité passe par le pack local comme tout le monde, et une entreprise industrielle sans fiche à jour disparaît de cette recherche, avec une bonne part de sa visibilité locale.
À Douai, ça se double d’un enjeu de concurrence : beaucoup de prestataires installés à Lille se positionnent sur les requêtes locales sans avoir la moindre implantation ici. Une fiche Google Business Profile complète et des avis Google récents restent le moyen le plus direct de faire valoir que vous, vous êtes sur place. Sur un marché de cette taille, ça rapporte plus vite et coûte moins cher que n’importe quelle stratégie de netlinking.
Deux réglages font l’essentiel du travail et se mettent en place en une matinée : choisir la catégorie principale au plus près de votre activité réelle, et renseigner vos prestations une par une plutôt que de laisser la rubrique vide. Le reste, les avis surtout, se construit dans la durée.
Combien prévoir
Le nombre d’URL à explorer fixe le prix de l’audit. Le reste se prend à la carte.
Audit et mise en œuvre
| Volume du site | Audit seul, TTC | Audit + corrections appliquées, TTC |
|---|---|---|
| Jusqu’à 50 pages commerce, artisan, cabinet, site vitrine | 690 € | 1 290 € |
| 50 à 300 pages PME industrielle avec pages techniques | dès 1 190 € | dès 1 890 € |
| 300 à 1 500 pages catalogue de références, multi-activités | dès 1 990 € | sur devis |
| Au-delà, multilingue ou multi-sites | sur devis | sur devis |
Contenus et suivi
| Page technique rédigée un procédé, une matière ou un secteur servi | 245 € |
|---|---|
| Suivi trimestriel | 290 € / trimestre |
| Session de conseil, 2 heures minimum | 60 € / heure |
Prix TTC, TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts.
L’accompagnement mensuel et les articles de blog figurent sur la grille générale.
Ce que me demandent les entreprises d’ici
Mon métier ne génère que quelques recherches par mois, est-ce que ça vaut le coup ?
Tout dépend de ce que vaut un client chez vous. Trente recherches mensuelles sur une prestation à 200 € ne pèseront jamais sur votre chiffre d’affaires. Les mêmes trente recherches sur une prestation à 40 000 € changent complètement le calcul.
C’est la première chose que je regarde avant de vous proposer quoi que ce soit, et il m’arrive de conseiller de ne rien faire. Un devis pour une prestation qui ne se rentabilisera jamais ne m’intéresse pas plus que vous.
Je vends à des entreprises, le référencement sert-il vraiment ?
Oui, et souvent mieux qu’en grand public, parce que la concurrence sur les requêtes techniques est faible. Beaucoup d’industriels ont un site web vitrine de trois pages écrit il y a huit ans, jamais retouché, qui ne se positionne sur rien.
La différence est qu’on ne vise pas le volume. On construit quelques pages précises sur ce que vous savez faire, et on accepte qu’elles amènent peu de visiteurs mais les bons.
Faut-il un blog quand on est sous-traitant industriel ?
Rarement sous cette forme. Les articles d’actualité d’entreprise n’intéressent personne et ne se positionnent sur rien.
Ce qui fonctionne, ce sont des pages permanentes : une par procédé, par matière travaillée, par type de pièce ou par secteur servi. Elles se lisent comme de la documentation, elles vieillissent bien, et elles répondent exactement à ce que tape un acheteur.
Mon site date de dix ans, faut-il le refaire ?
Pas forcément. Un site ancien qui charge correctement et qui s’affiche sur mobile peut très bien servir de base : dans ce cas l’optimisation se limite à ajouter des pages et à corriger la structure, ce qui coûte beaucoup moins cher qu’une refonte.
La refonte devient nécessaire quand le site n’est pas lisible sur téléphone, quand vous ne pouvez plus ajouter de page sans appeler quelqu’un, ou quand la technologie empêche Google de lire le contenu. L’audit tranche, et il tranche avant qu’on parle budget. Vous pouvez d’ailleurs faire un premier tri vous-même : les points à vérifier tiennent en une liste, et ils suffisent souvent à savoir de quel côté on penche.
Travaillez-vous avec des artisans ?
Oui, et c’est souvent là que les résultats arrivent le plus vite, parce que le point de départ est bas et que les concurrents ne font pas grand-chose non plus.
Pour ce profil je commence presque toujours par le SEO local, la fiche et les avis, avant de toucher au site. C’est moins cher, plus rapide, et ça permet de voir si l’investissement suivant se justifie.
Peut-on se voir avant de décider ?
Volontiers. Je suis à quinze kilomètres, donc un premier rendez-vous chez vous ne pose aucun problème et ne coûte rien.
Je viens avec un premier regard sur votre site et votre fiche, ce qui rend la discussion plus concrète qu’un échange téléphonique. Vous verrez tout de suite s’il y a quelque chose à faire ou non.